Karasu Punch !

Publié le par Le Blog Nippon

16f0d259.jpg

 

Le Japon est en permanence peuplé des oiseaux que nous ne voyons habituellement qu'en automne : les corbeaux ("karasu" dans la langue nipponne). Ils sont présent à toutes périodes de l'année, bien plus volumineux qu'en France et aussi bien plus teigneux.

 

Aujourd'hui même, alors que je me rendais quotidiennement à notre Convini habituel, je fut temoin d'une scène peu commune.

3 japonais s'affairaient dans une petite camionette pendant qu'un, plus vieux, lançait un caillou en l'air. Son attitude m'étant un peu étrange je lève la tête pour voir plus haut 2 gros corbeaux qui les narguaient, croassant fortement les travailleurs.

J'interpretais que les corbeaux les dérangeait eux et le quartier, à s'exprimer dans leur langue animal bien trop bruyamment pour que les humains autour ne juge pas cela nuisant. Je le laissait donc à son affaire, n'ayant pas particulièrement envie de prendre la défense du corbeau et en prenant soin de ne pas prendre la pierre sur la tête.

Plusieurs véhicules passent dans la rue et m'obligent à me rabattre sur le trottoir, en bon piéton, arrivant alors au niveau du japonais agé qui visait les oiseaux noirs que j'aurais préféré évité. Plutot inintéressé, je passe mon chemin. C'est alors que sans que je m'en aperçoive, un des corbeau, surement furieux d'être la cible d'un chasseur amateur, décolle de son perchoir en hauteur et fonce sur moi, me heurtant l'arrière de la tête trés fort de tout son corps robuste.

Surpris, étonné, victime et innoncent, je ressent une assez bonne douleur sur mon crane. Les passants présent s'exclament et me demande si ça va. "Daijobu, daijobu" repondit-je de mon japonais quasi-inexistant, signifiant "ça va". Je sentais aussi que ça allait, et que le choc avait été surprenant mais superficiel.

bien décidé a accomplir ma mission, je continue donc vers le convini, m'étonnant toujours et me frottant la tête pour faire passer la douleur et sans voir de dangereuses traces rouges sur mes doigts.

Je fais mes courses toujours sous le choc et me promet de bien faire attention au retour, qu'on me la referra pas deux fois, mon itinéraire restant inchangé.

Repassant au même endroit, j'aperçois les corbeau toujours sur la même assise, croassant de plus belle, mais avec des japonais en moins dessous, dont le chasseur au caillou. Gardant mes nouveaux ennemis dans mon champ de vision, je passe en accélerant le pas. Il ne faut pas plus de temps aux les corbeaux pour descendre de leur perchoir et de voler trés bas au dessus de ma tête ! C'était clairement de la provocation puisqu'ils ont répété cette mascarade 3 fois à mon égard !

Une fois la rue traversé, je rentre chez moi, me plaigant de ma blessure de guerre. Il s'est avéré que ce saligaud m'avait quand même un peu blessé, très en surface.

La revanche est un plat qui se mange froid, corbeaux !

 

Martin

Commenter cet article